Une croissance moins importante et une inflation accrue : le contribuable en subira les conséquences.

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Amine BEN GAMRA


Amine BEN GAMRA (*)



L'année précédente, les menaces tarifaires émises par le président américain Donald Trump ont entraîné un revers. Cette année, le conflit au Moyen-Orient tempère les anticipations. La fermeture du détroit d'Ormuz provoque une augmentation des coûts de l'énergie. Cela impose une pression sur l'économie mondiale. Il y a eu une hausse significative des prix du pétrole et du gaz. L'augmentation des coûts des matières premières provoque une inflation des prix et des dépenses, ce qui perturbe les chaînes d'approvisionnement et diminue le pouvoir d'achat.
À l’étage tunisien, l’inflation devient enfin moins agressive, mais la croissance demeure trop faible et le commerce extérieur trop dépendant de l’énergie et de l’Europe. La variable reine des prochaines séances c’est l’ancrage réel de la détente énergétique.
La Tunisie demeure sous un régime de vigilance macroéconomique élevée tant que ce point n'est pas sécurisé et en l'absence de réforme structurelle.



En cas de crise de courte durée, les répercussions demeureraient limitées, se manifestant principalement par une hausse de l'inflation et un ralentissement léger de l'activité. Toutefois, une interruption prolongée du détroit d'Ormuz aurait des répercussions beaucoup plus graves : l'approvisionnement énergétique serait menacé, les déficits s'aggraveraient et la croissance se contracterait, avec un danger manifeste de récession.
Il est évident que c'est toujours le contribuable qui paiera pour les pots cassés à travers les réductions de subventions. Les gouvernements devraient rétablir l'équilibre de leurs budgets le plus vite possible grâce à une maitrise des charges liés aux subventions.
Les subventions, bien que populaires, sont souvent mal conçus, difficiles à inverser et extrêmement coûteux. La plupart des pays ne peuvent plus se permettre ce luxe.
Les décideurs devraient reconstituer les marges de manœuvre budgétaires, préserver la stabilité des prix et la stabilité financière, réduire l’incertitude et mener des réformes structurelles pour relancer la croissance.

* Amine BEN GAMRA
Expert Comptable
Commissaire Aux Comptes
Membre de l'Ordre des Experts Comptable de Tunisie


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