Tunisie-S&P: le PIB retrouve des forces et l’investissement s’anime
Moktar Lamari, E4T
Il faut parfois savoir lire entre les lignes… entre les décimales et entre les quanta des dinars. Car en Tunisie, le PIB fait de la résistance (et même un peu de musculation) et l’investissement se remue malgré tout. Il faut le célébrer pour envoyer de l’énergie positive.
Car derrière les débats anxiogènes à Tunis, une réalité plus nuancée émerge du rapport de S&P Global Market Intelligence, intitulé “Tunisia Country Risk Profile – Executive Summary”, publié le 3 avril 2026, un document dense d’environ 38 pages qui dissèque, chiffres à l’appui, l’économie tunisienne.
Et surprise : le PIB, ce vieux baromètre qu’on adore critiquer, continue de progresser—doucement, certes, mais sûrement. Un trend doux mais qui se maintient …
En dinars courants d’abord, la photographie est éloquente : le produit intérieur brut passe de 159,8 milliards de dinars en 2024 à 180,1 en 2025, puis 197,1 milliards en 2026. Une hausse qui, à défaut de faire rêver Wall Street, prouve au moins que l’économie tunisienne ne fait pas du surplace.
En dollars, l’effet est encore plus lisible pour les amateurs de comparaisons internationales : 51,3 milliards USD en 2024, 60,1 en 2025, puis 63,9 milliards en 2026 . Traduction : la machine tourne, même si elle grince parfois.
Mais ce qui mérite un arrêt sur image, c’est la ventilation de ce PIB. Côté demande interne, la consommation des ménages reste la locomotive : 147,3 milliards de dinars en 2026, contre 136,2 l’année précédente.
Autrement dit, malgré l’inflation, les Tunisiens continuent de consommer—par nécessité ou par optimisme, à chacun d’en juger. L’État, lui, suit le mouvement avec une consommation publique en hausse à 34 milliards de dinars, confirmant une stratégie de soutien social assumée. Avec moins de corruption et plus de sagesse chez les syndicalistes de l’UGTT.
L’investissement, souvent le talon d’Achille, montre quelques signes de réveil : la formation brute de capital fixe grimpe à 26,2 milliards de dinars en 2026. Ce n’est pas encore un boom, mais disons que l’économie tunisienne a cessé de faire la sieste… elle est passée en mode réveil différé.
Et puis il y a le commerce extérieur, éternel rabat-joie : les exportations progressent (88,4 milliards de dinars), mais les importations restent plus élevées (90,6 milliards), maintenant un déficit structurel . En clair, la Tunisie vend, mais achète encore plus—un peu comme un client fidèle des soldes permanentes.
Mais le vrai clou du spectacle, c’est le PIB par habitant. Selon le rapport, il dépasse désormais 5 150 dollars en 2026, contre 4 865 en 2025 . Oui, vous avez bien lu : la barre symbolique des 5 000 dollars annuels est franchie. Cela représente environ 14 dollars par jour. De quoi payer… un café à Paris, ou un plein d’essence émotionnel en Tunisie.
Évidemment, cette moyenne cache beaucoup de choses. Pas d’écart-type, pas de médiane : autrement dit, on ne sait pas vraiment si tout le monde en profite ou si certains nagent pendant que d’autres regardent la mer de loin. Mais une chose est sûre : sur le papier, le niveau de vie moyen progresse.
Et même la croissance, souvent jugée mollassonne, tient bon : 2,6 % en 2026, après 2,5 % en 2025. Pas de quoi affoler les marchés émergents, mais suffisant pour éviter la rechute. Le tourisme, qui pèse environ 14 % du PIB, joue les amortisseurs, tandis que l’agriculture et les services continuent d’apporter leur pierre à l’édifice. L’année s’annonce trés prolifique dans les secteurs agricoles et du tourisme.
Alors oui, tout n’est pas rose : déficit budgétaire autour de 5 % du PIB, inflation à 5,7 %, dépendance au financement externe… le tableau comporte quelques zones d’ombre.
Mais l’essentiel est ailleurs : l’économie tunisienne tient, avance timidement, et parfois même surprend.
En somme, le PIB tunisien, c’est un peu comme un marathonien fatigué : il ne bat pas de records, il trébuche parfois… mais il continue de courir, essouflé et en nage de transpiration. Et dans un monde économique où certains s’effondrent en sprintant, tenir la distance, rester résilient est déjà une performance.
Optimisme mesuré, donc. Avec une pointe d’humour noir : à 14 dollars par jour en moyenne, la Tunisie n’est peut-être pas encore riche… mais elle est officiellement sortie du club des “presque”. Et ça, c’est déjà une petite victoire. Il faut chercher les énergies positives, et ce rapport, il en procure quelques bouées de cette précieuse énergie qui rassure les investisseurs nationaux et étrangers. Ce qui mérite d’être célébrée un tant soit peu…
Il faut parfois savoir lire entre les lignes… entre les décimales et entre les quanta des dinars. Car en Tunisie, le PIB fait de la résistance (et même un peu de musculation) et l’investissement se remue malgré tout. Il faut le célébrer pour envoyer de l’énergie positive.
Car derrière les débats anxiogènes à Tunis, une réalité plus nuancée émerge du rapport de S&P Global Market Intelligence, intitulé “Tunisia Country Risk Profile – Executive Summary”, publié le 3 avril 2026, un document dense d’environ 38 pages qui dissèque, chiffres à l’appui, l’économie tunisienne.
Et surprise : le PIB, ce vieux baromètre qu’on adore critiquer, continue de progresser—doucement, certes, mais sûrement. Un trend doux mais qui se maintient …
En dinars courants d’abord, la photographie est éloquente : le produit intérieur brut passe de 159,8 milliards de dinars en 2024 à 180,1 en 2025, puis 197,1 milliards en 2026. Une hausse qui, à défaut de faire rêver Wall Street, prouve au moins que l’économie tunisienne ne fait pas du surplace.
En dollars, l’effet est encore plus lisible pour les amateurs de comparaisons internationales : 51,3 milliards USD en 2024, 60,1 en 2025, puis 63,9 milliards en 2026 . Traduction : la machine tourne, même si elle grince parfois.
Mais ce qui mérite un arrêt sur image, c’est la ventilation de ce PIB. Côté demande interne, la consommation des ménages reste la locomotive : 147,3 milliards de dinars en 2026, contre 136,2 l’année précédente.
Autrement dit, malgré l’inflation, les Tunisiens continuent de consommer—par nécessité ou par optimisme, à chacun d’en juger. L’État, lui, suit le mouvement avec une consommation publique en hausse à 34 milliards de dinars, confirmant une stratégie de soutien social assumée. Avec moins de corruption et plus de sagesse chez les syndicalistes de l’UGTT.
L’investissement, souvent le talon d’Achille, montre quelques signes de réveil : la formation brute de capital fixe grimpe à 26,2 milliards de dinars en 2026. Ce n’est pas encore un boom, mais disons que l’économie tunisienne a cessé de faire la sieste… elle est passée en mode réveil différé.
Et puis il y a le commerce extérieur, éternel rabat-joie : les exportations progressent (88,4 milliards de dinars), mais les importations restent plus élevées (90,6 milliards), maintenant un déficit structurel . En clair, la Tunisie vend, mais achète encore plus—un peu comme un client fidèle des soldes permanentes.
Mais le vrai clou du spectacle, c’est le PIB par habitant. Selon le rapport, il dépasse désormais 5 150 dollars en 2026, contre 4 865 en 2025 . Oui, vous avez bien lu : la barre symbolique des 5 000 dollars annuels est franchie. Cela représente environ 14 dollars par jour. De quoi payer… un café à Paris, ou un plein d’essence émotionnel en Tunisie.
Évidemment, cette moyenne cache beaucoup de choses. Pas d’écart-type, pas de médiane : autrement dit, on ne sait pas vraiment si tout le monde en profite ou si certains nagent pendant que d’autres regardent la mer de loin. Mais une chose est sûre : sur le papier, le niveau de vie moyen progresse.
Et même la croissance, souvent jugée mollassonne, tient bon : 2,6 % en 2026, après 2,5 % en 2025. Pas de quoi affoler les marchés émergents, mais suffisant pour éviter la rechute. Le tourisme, qui pèse environ 14 % du PIB, joue les amortisseurs, tandis que l’agriculture et les services continuent d’apporter leur pierre à l’édifice. L’année s’annonce trés prolifique dans les secteurs agricoles et du tourisme.
Alors oui, tout n’est pas rose : déficit budgétaire autour de 5 % du PIB, inflation à 5,7 %, dépendance au financement externe… le tableau comporte quelques zones d’ombre.
Mais l’essentiel est ailleurs : l’économie tunisienne tient, avance timidement, et parfois même surprend.
En somme, le PIB tunisien, c’est un peu comme un marathonien fatigué : il ne bat pas de records, il trébuche parfois… mais il continue de courir, essouflé et en nage de transpiration. Et dans un monde économique où certains s’effondrent en sprintant, tenir la distance, rester résilient est déjà une performance.
Optimisme mesuré, donc. Avec une pointe d’humour noir : à 14 dollars par jour en moyenne, la Tunisie n’est peut-être pas encore riche… mais elle est officiellement sortie du club des “presque”. Et ça, c’est déjà une petite victoire. Il faut chercher les énergies positives, et ce rapport, il en procure quelques bouées de cette précieuse énergie qui rassure les investisseurs nationaux et étrangers. Ce qui mérite d’être célébrée un tant soit peu…









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