salut imed,tu es vraiment faché à cause de ça???Imed2Bizerte wrote:No comment !!!!!!!!!![]()
Alcool:La Fin d'un Mythe
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Mais nooon, qui a dit que je suis faché?leila wrote:salut imed,tu es vraiment faché à cause de ça???Imed2Bizerte wrote:No comment !!!!!!!!!![]()

Par contre, je les ai pas accusé de racisme, je parlais des expressions béldi et weld bled ( le terme de chez nous ), mais je sais que Jouda et Rana sont loin d'être racistes ou intolérantes, j'aurai du le préciser sur le coup.
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On t'a mencaé Ritchie ?ritchie wrote:mais si imed,je suis temoin!Imed2Bizerte wrote: Par contre, je les ai pas accusé de racisme


et puis j'ai dit suite à ton post:borj ba9léwa ou ka3ba ba9léwa, l'important c'est que vous avez compris de quoi il s'agit!
Personnellement, le terme béldya ( à bizerte on dit weld el bled ) est pour moi un terme discriminatoire ( classe sociale, origine et dialecte ) !
c'est à dire que c'est du racisme!J'ai pas voulu le dire mais ça l'est!
Bon, comme je l'ai déjà dit, j'aurais du préciser sur le coup que je parlais sur le mot béldi et non Jouda et Rana, et que tout ceux qui l'emploie ne sont pas forcément raciste!

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pour en revenir à ce fameux "béldi", objet du ressentiment de certains,ce n'est, en fait, que le "citadin"(sékènn médina, hadhari), ou "urbain", et, ès-qualité, se comporte avec cette politesse où entre beaucoup d'affabilité naturelle et d'usage du monde. Les antonymes ? : campagnard, paysan,rustique, champêtre.ritchie wrote:ah ca! hammadi khammar ech koun innajmou? surtout quand il commence a crier yaaamiiiiiiiii !!!
Etre "béldi", est loin d'être l'apanage du "tunisois",loin s'en faut !
Est-il besoin de rappeler que notre Carthage antique comptat pas moins de...200 cités. "Mitinn Mdinas", hé oui ! On en cite quelques unes ?
Allez, on y va : au Nord = Thabraca (Tabarka)-Ammaedara (Haïdra)- Vaga (Béja)- Hippo Diarris (Bizerte) et Utica (non,pas celle de Hédi Jilani) fondées 11 s. av J.C.-Cillium (Kasserine, et pourtant....),etc.- aux environs de Tunis = Maxula Per Rates (Radès)- Naro, puis Aquae Persinia (Hammam-Lif)-au Cap Bon (pas toujours!) = Columbaria (Grombalia)- Pupput (Hammamet, comme son nom ne l'indique pas)- Néapolis (Nabeul,fondée il y a 2400 ans)- Columbaria (Grombalia)- Curubis (Korba)-Clypea (Kélibia, j'adoooooore!)-Aquilaria( "Pays de l'Aigle"/ El Haouaria), etc...- Au Centre = Hadrim puis Hadrumetum (Sousse)- Ruspina (Monastir,non, elle n'a pas été fondée par le Combattant Suprême)- Jemma, puis, Aphrodisium (yaaaaammi!) / Mahdia, la Syphax (berbère) puis Taparura (Sfax)- plus vers le Sud : Gergis (Zarzis)qui se trouve non loin de l'Ile du Meninx (Djerba)- Tacapes (Gabès) -Capsa (Gafsa, et la civilisation capsienne), et jusquà cette cité aux origines pharaoniques(hé oui, chkoun élli kaâd mékhdhèch bayou), Tes-Hor, puis Taouser (Tozeur).
Voilà ,donc ,quelques cités dont devraient s'énorgueillir ceux qui,oserais-je l'espérer, "font semblant" d'ignorer le prestigieux passé de leur pays.J'en suis d'autant plus triste que nous honorons "meftah saadallah" d'une large avenue (rien que par son prénom, déjà...), alors que l'immense stratège "Hannibal", n'a droit qu'à une ruelle située entre la rue Amilcar et la rue Mustaphe M'Barek. C'est suprêmement honteux. Si Abbès Mohsen devrait y remédier, pas aussi (l'avenue) importante que celle honorant la mémoire de "Sidi Mustapha Mohsen".
Donc, des citadins,autrement dit, des "Beldis", il y en eût de tout temps, et il y en aura pour assez longtemps, encore, bien q'"éttadhamèn" aidant, nous allons droit vers les .....
Quant au racisme,je m'abstiendrais, pudiquement, de soulever ce problême (qui n'en est pas un,véritablement). 2 ou 3 petites choses pour ceux qui "font semblant d'aimer leurs frères et soeurs de couleur" (yé kédhébas!!!). A Djerba, et à ce jour, on donne, au noir, du "âabid" (esclave, si je ne m'abuse!). Par ailleurs, qu'on ne vienne pas me soutenir qu'ailleurs, on applaudit sa soeur, sa fille, son frère, son neveu,
qui viendraient annoncer leur exotique décision d'épouser (ou, ne serait-ce que "sortir"..) un(e) noir(e).
C'est d'ailleurs une couleur qui fait très deuil !!!
hamadi khammar
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Les "beldis", encore et toujours.....
Le premier Bey de la dynastie Husseinite, Hussein Ben Ali, en l'occurrence, était crétois (et non turque) de père, et tunisien (kéffois) par sa mère : c'est cela un koroghli.felten wrote:Beldi n'a rien de péjoratif, ni de raciste, tout au plus, c'est une distingution du l'ancien régime, bien de chez nous, comme le dit Hammadi, au IXVII ème siecle, la Tunisie, comptait un nombre proportionnelement plus important que l'europe de cette époque, de centres urbains (+ de 22). L'alliance se faisait entre la ville urbaine et la bedia (habitée de tributs: ouled riah, el frechiche, el h'mamama, ouled jlass.... Notion très maghrébine par ailleurs, Bled Essiba contre bled el makhzen. Au coeur même des ces cités bien maghrébines le distinguo est bien entre les bedouins et les beldis.
Utilisé dès le début du XIXe siècle, le terme beldi désigne les élites féodales, religieuses et sociales mises en place sous le règne de la dynastie husseinite (ottomane): artisans, religieux, membres de l'administration ou riches propriétaires terriens bénéficiant des rentes de leurs exploitations agricoles. Les familles de notables, aristocrates ou bourgeoises, s'installent à cette époque dans la capitale alors que, de leur côté, les beys acquièrent des korgholis ßÑÛáí ÌãÚ ßÑÇÛáÉ, les anoblissent et les nomment à des postes militaires ou administratifs. Les beldis de Tunis sont donc d'origines sociales très diverses. Même si partout dans le pays, de riches et puissants notables parviennent à s'introduire auprès de la cour beylicale, c'est le caractère urbain du métier ou de la fonction exercé qui joue un rôle important pour définir la « baldisation ». ÈáÏí ãä ÞÇÚ ÇáÎÇÈíÉ
Puisque le terme beldi a été fixé à une période où Tunis bénéficie déjà d'un poids dominant dans le réseau urbain tunisien, cette situation a contribué à rehausser la réputation de cette catégorie de la population, surtout au début du XXe siècle.
Quant aux beldis, cela n'a strictement rien à voir avec une quelconque origine sociale. Il s'agit, le plus simplement du monde, du citadin, aussi modeste soit-il, matériellement parlant, bien entendu. N'est-ce pas le cas des tunisisois, et plus particulièrement ceux qui résidaient à l'intérieur du "1er sour", soit la "médina intra muros. Les autres,résidant entre le 1er et le 2ème "sour", l'étaient moins, bien que ce soient de riches agriculteurs, tel ceux de la "rahba" jusqu'au "morkadh" (mot d'importation andalouse "el mercato").
Pour rappel, la Tunisie, Carthage d'antan et de tout temps, comptait, il y a 22 siècles, et à son époque romaine, environ 200 cités. C'est dire !!!
Pour en revenir aux "beldis", ils étaient, pour la plupart, les artisans d'"el ésouèq" "chéchias, el attarine, ellafa, etc..), ou encore des "zéitouniens" (éminents,svp).
Cela fait si longtemps que je ne suis passé par le plus beau des "souks" : "Babnet" en l'occurence !!!
hamadi khammar