Les échanges Chine-Afrique dépasseraient 50 milliards de dollars en 2006

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APA-Pékin (Chine) Les échanges commerciaux entre la Chine et l’Afrique estimés à 12 millions de dollars en 1956 se sont rapidement envolés à hauteur de 10 milliards de dollars en 2000 et pourraient, selon les prévisions des experts, dépasser la barre des 50 milliards en 2006.

S’exprimant lors d’un point de presse en marge de la 3e édition du sommet sino-africain qui s’ouvre samedi à Pékin, M. Zhou Yabin, haut responsable au ministère du commerce de la République Populaire de Chine a donné quelques chiffres.





Au cours du premier semestre de cette année, a-t-il indiqué, à cet égard, les échanges commerciaux sino-africains s’évaluaient à 25,6 milliards de dollars, soit une augmentation de 41%, par apport à la même période, en 2005.

Les exportations chinoises vers les pays africains s’élevaient à 11 milliards de dollars au cours du premier semestre de cette année, soit une augmentation de 30% depuis un an, tandis que les importations s’estimaient à 14,6 milliards, soit une hausse de 51%.

La Chine a également accordé une aide financière à 53 pays africains par la mise en place de 720 projets dans ces pays dans le domaine de l’agriculture, la pêche, l’énergie, le transport, la téléphonie, l’hydraulique.

Interrogés par APA, certains diplomates africains présents au sommet de Pékin se sont cependant inquiétés de ce que le flux des produits manufacturés bon marché, de la Chine vers l’Afrique, paralyse l’industrie locale.

"Il n’y a pas de véritable investissement dans le continent africain capable de créer des emplois ou de promouvoir le transfert de technologies", ont-ils souligné.

Ces « soi-disant investissements » chinois sur le continent, déplorent les Africains, concernent seulement les sociétés commerciales qui n’apportent pas de valeur ajoutée dans l’économie locale.

Ce son plutôt les firmes exportatrices de produits chinois bon marché qui tirent des bénéfices de ces échanges.

L’économie chinoise est en plein épanouissement pour la quatrième année consécutive avec un PNB annuel de plus de 10%, et a un fort besoin de carburant et de minerais, matières premières disponibles en Afrique.

Au cours de ces dernières années, plusieurs cadres occidentaux ont commencé à mettre en garde contre ce qu’ils appellent la « croisade chinoise en Afrique ».

Ces derniers constatent que la Chine sédentarise son immense population, explore de nouveaux marchés productifs et bâtit son économie sur la base du carburant et des minerais.

Dans une interview accordée la semaine dernière au journal français « Les Echos », le président de la Banque Mondiale, Paul Wolfowitz a déclaré que les banques chinoises ne se souciaient pas de respecté les droits humains et les normes environnementales, en établissant en Afrique.

« Nous n’acceptons pas de telles critiques », a déclaré Zhai Jun, conseiller technique au ministère des affaires étrangères, lors d’une conférence de presse tenue la semaine dernière à Pékin.

« Quand nous développons des relations commerciales et économiques avec les pays africains, nous estimons que cela peut contribuer au développement économique local et améliorer les conditions de vie des populations en leur apportant des bénéfices tangibles », a estimé Jun.

Selon le diplomate chinois, son pays croit qu’« aucun gouvernement ne devrait s’ingérer dans les questions de droits humains et les affaires internes d’un autre pays ».

Le 3e Forum sino-africain sur la Coopération (FOCAC) se tient du 4 au 5 novembre la capitale chinoise où sont attendues quelque 1700 délégués représentant 48 pays africains.

En prélude à ce conclave, une rencontre officielle a eu lieu mercredi 1er et jeudi 2 novembre, suivie d’une réunion ministérielle vendredi.

Le forum sur la Coopération Sino-africaine (CACF) a été conjointement proposé et mis sur pied en 2000 par la Chine et quelques pays africains, sur la base « d’une négociation équitable, d’une plus grande compréhension, d’un plus grand consensus, du renforcement de l’amitié et de la promotion de la coopération ».

Cette coopération vise à s’adapter au changement de la situation internationale et aux exigences de la mondialisation de l’économie. Elle entend cibler le co-développement, indiquent ses théoriciens.


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